"la logique de
cette réforme remet en cause les modalités d'accueil de la petite enfance, basées sur des projets d'établissement, respectueux des rythmes de l'enfant.
Ce mode d'accueil à la carte, qui certes rendra service à certaines familles, rompra avec la nécessaire continuité de l'accueil, dont le petit
enfant a besoin pour construire ses repères affectifs et psychologiques. Ainsi, une nouvelle fois, une réforme gouvernementale contraint les communes à mettre en œuvre des choix qui vont à
l'encontre des intérêts des enfants.
Elle risque à terme d'écarter les familles modestes de l'accès à un mode d'accueil de qualité.
Dans le domaine de la petite enfance, l'investissement doit être à la mesure de l'enjeu. La gestion des structures ne peut être guidée par le
seul souci de la rentabilité et de la flexibilité.
Il semble evident que l'intégration des dimensions humaines, sociales et éducatives sont fondamentales à la prise en charge du petit enfant et à
son développement harmonieux.'
Cette P.S.U est une veritable epee de Damocles pour toutes les structures de la petite enfance
Il est temps de reagir, vite!
Commentaire n°1
posté par
chauvet marie
le 13/10/2009 à 19h26
Revenue de la réunion d'informations sur cette fameuse PSU, je me suis aventurée sur le net à la recherche d'informations supplémentaires. J'ai donc lu "la CAF a exprimé le souhait d’adapter les
structures d’accueil pour la petite enfance aux mouvements de la société (dont les 35 heures) tout en garantissant un meilleur taux
d’activité."
Pourtant, je ne peux m'empêcher d'être très inquiète et d'y voir effectivement une adaptation aux mouvements de la société française actuelle, à savoir une privatisation
de l'éducation. Cela a commencé à l'Education Nationale, de la maternelle à l'université, cela arrive dans les structures de la Petite Enfance. Les justifications de la démarche se
veulent toujours honorables, mais dans les faits, il en est autrement.
La PSU a pour objectif de permettre une "meilleure gestion et un meilleur rendement" des strutures de la petite enfance. Mais l'intérêt de l'enfant lui-même est oublié. Cette nouvelle prestation
est très difficile à mettre en place dans énormément de stuctures associatives qui n'ont pas le privilège d'avoir une grande marge de manoeuvre avec des milliers d'euros de
réserve.
Lire La Prestation de Service Unique: les difficultés sur le terrain
Mais elle est impossible à mettre en place à Lé Kalou.
Ce jardin d'enfants n'est pas une garderie, mais un jardin d'éveil. L'intérêt des enfants est au coeur de tout. Leur santé est au coeur de la
démarche écolo, leur bien-être au coeur de l'acceuil qui leur est fait, leur épanouissement est au coeur de la réflexion pédagogique... (et tout cela reste la priorité malgré les galères
déjà présentes pour obtenir les aides de la CAF en temps et heures.)
Comment le personnel de Lé Kalou va pouvoir concilier cette tendresse, cette écoute, cette disponibilité pour les enfants , avec l'obligation de
noter à la minute près chaque arrivée et chaque départ? Certes rien n'est infaisable, il suffit de faire des choix.
Le personnel n'aura pas vraiment le choix entre le stress de tout noter dans un cahier et la disponibilité pour l'enfant et le parent à 2
moments clefs de la journée: l'acceuil et l'heure des parents.
Expérimentée depuis 2006, dans certaines structures métropolitaines, la PSU a mis en grand danger financier grand nombre d'entre elles. Le
statut de l'enfant même est modifié et comparé à un objet qu'on garde en l'absence de son propriétaire. L'économie de marché prime sur l'éducation et les achanges. Les associations qui
sortent de l'ordinaire n'ont plus de reconnaissance ou de valorisation: pédagogie bienveillante et écologique.
Pourtant en 2010, la PSU va être généralisée. Comme dans l'Education Nationale, où toutes les démarches originales sont réfrénées, toutes les
structures axées davantage sur le bien-être de l'enfant et l'éco-citoyenneté ne seront pas valorisées pour cela et risque au contraire de fermer (les contraintes budgétaires étant en effet plus
grandes).
Comme souvent face aux difficultés de voir éclore les projets en faveur du bien-être des enfants, de l'éducation bienveillante et éco-citoyenne
des futurs acteurs de demain, je suis écoeurée et je dis NON!
Commentaire n°2
posté par
JoL
le 14/10/2009 à 22h43
Merci Jol du travail d'investigation, les liens sont éloquents..................
Avec la mise en place de la PSU, beaucoup de choses vont changer ; comme l’expliquent très bien les commentaires précédents.
A petite échelle, le risque est de remplacer :
- la priorité de l’enrichissement cognitif, affectif et éducatif de l’enfant ; par la priorité à la « rentabilité » pure et simple.
- le câlin à l’accueil du matin, par une « pointeuse »
- les informations sur le vécu de notre enfant le soir, par… encore la « pointeuse »
- les éducatrices par des surveillantes.
(….)
Il ne faudrait pas que nous, parents, nous demandions ce que le jardin nous coûte avant de voir ce qu’il apporte à notre enfant.
A grande échelle, la PSU sous couvert de principes d’égalités, risque d’entraîner l’apparition
de crèches privées pour les plus riches (car peu subventionnés par la CAF) et donc de renforcer la « fracture sociale »
Avec la PSU, il y a de forts risques que les moyens mis en place ne soient pas à la hauteur des ambitions annoncées du projet. La CAF avancera-t-elle les financements à temps ?
Et donc, il est probable que des structures se retrouvent en difficulté.
C’est pourquoi, nous tenons à soutenir l’équipe des Kalou pour la qualité de leur travail réalisé auprès de nos enfants, dans un but d’épanouissement et d’enrichissement personnel et non de
rentabilité.
En espérant, que malgré le casse tête de la PSU, toute l’équipe de Lé Kalou garde motivation, ambitions et conviction dans un jardin d’enfant écologique ouvert à tous.
Qu’est ce que ce jardin apporte à mon enfant !!!
Et cela doit rester une exclamation et pas devenir une question.
Commentaire n°3
posté par
Bourdon
le 19/10/2009 à 18h04
Merci de votre contribution sur cette réflexion PSU!
La Prestation du Service Unique est-ce comme son nom l'indique à caractère exceptionnel ?
Certes hormis, toutes les idées reçues sur la mise en place de celle-ci qui allait faciliter l'adaptation d'accueil face à la diversification des rythmes de travail, la lisibilité sur les
financements de la CAF...
Est-ce réellement ce que les parents perçoivent ? Pour ma part non!
Demain ma vision sera la suivante :
- l'arrivée d'un enfant associé à une badgeuse, un code barre et un contrat ( source de stress pour le personnel )!
- Le besoin d'un enfant en terme d'accueil remplacé par une valorisation comptable!
-La Dynamique du travail du personnel modifié, oubliant le câlin du matin, l'assurance de garde de son enfant dans un environnement de confiance et agréable ressenti par le parent lors de la
séparation avec le sien. L'accompagnement sera-t-il identique?
Doit-on comparer notre enfant à un objet que l'on dépose en lieu sûr mais avec une valeur financière ?
Maître mot qui ressort de cette prestation est CONTRAT !
Nos attentes en tant que parent vont au-delà de tou cela! J'estime que cela est un véritable paradoxe dans nos esprits et ne constitue pas une prise en compte du besoin des familles ! A-t-on tous
des horaires fixes, avez-vous tous un planning professionnel fixe pour l'année 2010, avez-vous connaissance du nombre de jours d'absences de votre enfant et des congès prévisibles pour l'année n+1?
Chacun d'entre nous avons des priorités, travaillons dans un contexte professionnel aléatoire? Ce contrat de Prestation de Service Unique est inapproprié!
N'oublions-pas avant tout le bien être de nos enfants!
Commentaire n°4
posté par
DAMBREVILLE
le 29/10/2009 à 05h59
"la logique de cette réforme remet en cause les modalités d'accueil de la petite enfance, basées sur des projets d'établissement, respectueux des rythmes de l'enfant.
Ce mode d'accueil à la carte, qui certes rendra service à certaines familles, rompra avec la nécessaire continuité de l'accueil, dont le petit enfant a besoin pour construire ses repères affectifs et psychologiques. Ainsi, une nouvelle fois, une réforme gouvernementale contraint les communes à mettre en œuvre des choix qui vont à l'encontre des intérêts des enfants.
Elle risque à terme d'écarter les familles modestes de l'accès à un mode d'accueil de qualité.
Dans le domaine de la petite enfance, l'investissement doit être à la mesure de l'enjeu. La gestion des structures ne peut être guidée par le seul souci de la rentabilité et de la flexibilité.
Il semble evident que l'intégration des dimensions humaines, sociales et éducatives sont fondamentales à la prise en charge du petit enfant et à son développement harmonieux.'
Cette P.S.U est une veritable epee de Damocles pour toutes les structures de la petite enfance
Il est temps de reagir, vite!
Pourtant, je ne peux m'empêcher d'être très inquiète et d'y voir effectivement une adaptation aux mouvements de la société française actuelle, à savoir une privatisation de l'éducation. Cela a commencé à l'Education Nationale, de la maternelle à l'université, cela arrive dans les structures de la Petite Enfance. Les justifications de la démarche se veulent toujours honorables, mais dans les faits, il en est autrement.
La PSU a pour objectif de permettre une "meilleure gestion et un meilleur rendement" des strutures de la petite enfance. Mais l'intérêt de l'enfant lui-même est oublié. Cette nouvelle prestation est très difficile à mettre en place dans énormément de stuctures associatives qui n'ont pas le privilège d'avoir une grande marge de manoeuvre avec des milliers d'euros de réserve.
Avec la mise en place de la PSU, beaucoup de choses vont changer ; comme l’expliquent très bien les commentaires précédents.
A petite échelle, le risque est de remplacer :
- la priorité de l’enrichissement cognitif, affectif et éducatif de l’enfant ; par la priorité à la « rentabilité » pure et simple.
- le câlin à l’accueil du matin, par une « pointeuse »
- les informations sur le vécu de notre enfant le soir, par… encore la « pointeuse »
- les éducatrices par des surveillantes.
(….)
Il ne faudrait pas que nous, parents, nous demandions ce que le jardin nous coûte avant de voir ce qu’il apporte à notre enfant.
A grande échelle, la PSU sous couvert de principes d’égalités, risque d’entraîner l’apparition
de crèches privées pour les plus riches (car peu subventionnés par la CAF) et donc de renforcer la « fracture sociale »
Avec la PSU, il y a de forts risques que les moyens mis en place ne soient pas à la hauteur des ambitions annoncées du projet. La CAF avancera-t-elle les financements à temps ?
Et donc, il est probable que des structures se retrouvent en difficulté.
C’est pourquoi, nous tenons à soutenir l’équipe des Kalou pour la qualité de leur travail réalisé auprès de nos enfants, dans un but d’épanouissement et d’enrichissement personnel et non de rentabilité.
En espérant, que malgré le casse tête de la PSU, toute l’équipe de Lé Kalou garde motivation, ambitions et conviction dans un jardin d’enfant écologique ouvert à tous.
Qu’est ce que ce jardin apporte à mon enfant !!!
Et cela doit rester une exclamation et pas devenir une question.
Certes hormis, toutes les idées reçues sur la mise en place de celle-ci qui allait faciliter l'adaptation d'accueil face à la diversification des rythmes de travail, la lisibilité sur les financements de la CAF...
Est-ce réellement ce que les parents perçoivent ? Pour ma part non!
Demain ma vision sera la suivante :
- l'arrivée d'un enfant associé à une badgeuse, un code barre et un contrat ( source de stress pour le personnel )!
- Le besoin d'un enfant en terme d'accueil remplacé par une valorisation comptable!
-La Dynamique du travail du personnel modifié, oubliant le câlin du matin, l'assurance de garde de son enfant dans un environnement de confiance et agréable ressenti par le parent lors de la séparation avec le sien. L'accompagnement sera-t-il identique?
Doit-on comparer notre enfant à un objet que l'on dépose en lieu sûr mais avec une valeur financière ?
Maître mot qui ressort de cette prestation est CONTRAT !
Nos attentes en tant que parent vont au-delà de tou cela! J'estime que cela est un véritable paradoxe dans nos esprits et ne constitue pas une prise en compte du besoin des familles ! A-t-on tous des horaires fixes, avez-vous tous un planning professionnel fixe pour l'année 2010, avez-vous connaissance du nombre de jours d'absences de votre enfant et des congès prévisibles pour l'année n+1? Chacun d'entre nous avons des priorités, travaillons dans un contexte professionnel aléatoire? Ce contrat de Prestation de Service Unique est inapproprié!
N'oublions-pas avant tout le bien être de nos enfants!